[Communiqué] BIOCOOP : Non à la précarisation des salariés en pleine crise sanitaire

Le 9 juillet dernier, les salariés des magasins Biocoop, souvent des étudiants en situation de précarité, ont entamé une grève afin de dénoncer les conditions inhumaines de travail et le management toujours plus répressif qu’ils ont à subir depuis le début du confinement. Ils sont aujourd’hui menacés de licenciement après avoir voulu alerter sur une situation qui se dégrade à grande vitesse.

Alors même que beaucoup d’entre eux ont déjà perdu leur emploi à l’occasion de la crise sanitaire, sans toucher ni chômage partiel, ni indemnités, aucune prime n’est prévue pour les salariés malgré leur exposition au virus dans le secteur de l’alimentaire. Aujourd’hui, les conditions de travail sont intenables et beaucoup craignent des licenciements massifs afin d’amortir le « coût de la crise » malgré un chiffre d’affaire de plus de 700 millions d’euros en 2018 pour l’entreprise.

Sous la menace permanente d’un licenciement, les salariés se mobilisent pourtant afin de défendre leurs emplois et s’assurer un avenir digne. Je salue leur courage et leur détermination.

Je rappelle que ce sont déjà plus de 650 000 jeunes entrants sur le marché du travail cette année qui se retrouvent sans emploi et dans une situation de précarité toujours plus accrue.

Ce samedi 26 septembre, les salariés de Biocoop se donnent rendez-vous à 12 h au 114 Avenue Philippe Auguste à Paris 11ème afin d’exiger des conditions de travail dignes ainsi que des revalorisations salariales à la hauteur des risques qu’ils ont pris durant le confinement pour nourrir les Françaises et les Français. Je leur apporte mon soutien.

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