[Communiqué] Cargill Haubourdin : la bataille continue !

Le 4 novembre 2020

Le Tribunal administratif de Lille vient de rejeter la demande de suspension du PSE formulée par les salariés de l’usine CARGILL d’Haubourdin. Leur avocat Fiodor Rilov a d’ores et déjà averti qu’il ferait appel de cette décision.

Voilà bientôt un an que les salariés de CARGILL Haubourdin ont appris brutalement la suppression de 183 des 328 postes du site à la suite de l’annonce d’un « repositionnement » consistant à abandonner un pan entier de son activité. Un désastre pour les familles, la ville, l’industrie et l’emploi local, alors même que CARGILL a réalisé 9,7 milliards d’euros de bénéfices en 2019, suivi d’une hausse de 36% de ces bénéfices au premier trimestre 2020.

Mobilisés durant le premier confinement, qualifiés par leur employeur d’« indispensables à la vie du pays », les salariés ont dû subir l’intervention de la DIRECCTE contre leur procédure judiciaire et l’absence de combativité de certains élus et représentants de l’État. Alors que tout laisse à penser que le but recherché par CARGILL est à terme l’abandon total du site, je tiens aujourd’hui à renouveler mon soutien à celles et ceux qui luttent pour le maintien de l’activité.

Les suppressions d’emplois liées à un PSE ont doublé par rapport à l’année dernière ! Que valent les envolées lyriques du Président de la République sur la souveraineté industrielle, l’emploi et la relocalisation de l’activité quand l’État laisse une multinationale ayant perçu plus de deux millions d’euros de CICE depuis 2013 sacrifier les savoir-faire et le patrimoine industriel français ?

L’argent des Français ne doit plus faire l’objet d’un catapultage sans aucune contrepartie sociale et écologique. Au commencement de ce nouveau confinement, il est de la responsabilité de l’État d’opposer un bouclier social à l’appétit sans fin des profiteurs de crise. Il doit intervenir pour maintenir l’outil industriel sur notre territoire et ainsi protéger la population et ses emplois.

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