[Communiqué] Fermeture d’Agfa Pont-à-Marcq : l’État va-t-il encore laisser faire ?

Le 11 juin dernier, les 175 salariés d’Agfa Pont-à-Marcq apprenaient la liquidation de leur usine pour le dernier trimestre 2020. Le site industriel qui date de 1935, premier employeur de la commune, et spécialisé dans la fabrication de plaques offset « thermofuse » pour l’imprimerie, appartient pourtant à la multinationale belge Agfa-Gevaert dont le chiffre d’affaire s’élevait à 2,3 milliards d’euros en 2018.

La direction du site a beau dire que la fermeture est la conséquence du déclin structurel du secteur de l’impression, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas capable à ce jour de produire les documents prouvant le motif économique du licenciement. Par ailleurs, les propositions concernant les mesures d’indemnisations et de reclassement sont jugées indécentes et ridicules comparées aux moyens du groupe par les salariés et leur cabinet d’expertise.

J’alerte donc : à l’heure où la France va connaître une déferlante de plans sociaux et de chômage, il est de la responsabilité du gouvernement d’ériger un bouclier social afin de protéger les emplois.

Je demande instamment au groupe Agfa-Gevaert de produire les chiffres des résultats du site de Pont-à-Marcq !

Le vendredi 11 septembre prochain, une reunion de concertation se tiendra en préfecture. Je plaide pour que le premier objet de cette réunion ne soit pas les conditions du PSE mais bien ses motivations.

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