[Question au gouvernement] non assistance à femmes en danger

Monsieur Quatennens appelle l’attention du ministre de l’Intérieur sur l’urgence d’une meilleure prise en charge des femmes se plaignant de violences conjugales.

Chaque année, une femme meurt en moyenne tous les deux jours sous les coups de son partenaire ou ex-partenaire. Au total, en 2018, 121 femmes en ont été victimes. par leurs partenaires ou ex-partenaires « intimes ».

Et loin de diminuer, ces drames se sont multipliés ces dernières semaines. Au 6 septembre, ce sont déjà 101 femmes qui en ont été victimes. Séverine, étranglée avec un foulard par son partenaire en janvier dernier avait déjà déposé plainte plusieurs fois. Julie, assassinée par son compagnon en mars avait, elle aussi, multiplié les plaintes. Les voisins de Marie, morte début septembre sous les coups de son mari avaient déjà signalées les violences dont elle était victime.

La force publique semblait disposer d’éléments permettant d’éviter ces drames. En moyenne, seules 14% des victimes de violences conjugales parviennent à déposer plainte contre les violences qui leur sont faites. Et une toute petite part des procédures parvient à leur terme.

Le manque de moyens est directement mis en cause. Avec un budget de 30 millions d’euros annuels, la lutte contre les violences faites aux femmes est loin d’être une « grande cause du quinquennat ». En comparaison, l’Espagne y alloue 420 millions d’euros chaque année. Le nombre de féminicides, passé de 71 en 2003 à 47 en 2018, y est deux fois moins élevé.

Dans l’état des premières annonces gouvernementales, le grenelle des violences faites aux femmes ne saurait suffire. Les événements récents ont montré qu’une meilleure formation des personnels de police et de Justice est nécessaire.

Monsieur Quatennens appelle donc le ministre de l’Intérieur à mettre en place les moyens financiers et humains pour répondre de façon concrète à la détresse des violences domestiques.

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