[Question au gouvernement] Pour un traitement préventif contre la migraine

Monsieur Adrien Quatennens interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de prise en charge d’un traitement préventif contre la migraine.

La migraine est la maladie neurologique le plus fréquente au monde. En France, elle touche près de dix millions de Français, dont 50 000 sont considérés comme “migraineux sévères”.

Cette maladie est un réel handicap au quotidien pour les personnes qui en sont souffrent. A tel point qu’on estime qu’elle est la cause de 20 à 30 millions de journées d’arrêt de travail chaque année dans notre pays.

L’Emgalité du laboratoire français Lilly et l’Aimovig du suisse Novartis sont deux des médicaments mis au point spécifiquement pour la migraine et qualifiés par les spécialistes “d’avancées majeures”. Au CHU de Lille, le neurologue Christian Lucas affirme avoir vu des “résultats spectaculaires dans plus de 70% des cas”. Ces traitements sont d’une efficacité prouvée et pourrait venir en aide à des millions de patients français.

Cependant, en décembre dernier, la Sécurité sociale a annoncé qu’elle ne prendra pas en charge ces traitements. D’un coût de 400 à 600 euros mensuels, leur usage est donc exclu pour une grande majorité des patients souffrants de cette maladie et ne pouvant supporter ce reste à charge.
Ce refus de rembourser les traitements contre la deuxième cause d’invalidité en France serait dû à l’absence d’un accord financier entre l’État et les laboratoires.

Dès lors, se posent les questions de la capacité du gouvernement à négocier au mieux pour protéger la santé des assurés de la Sécurité sociale et de la production médicale par la puissance publique.

Monsieur Quatennens interroge donc M. le ministre sur les mesures qu’il entend prendre pour assurer le remboursement du traitement préventif contre la migraine. Il reporte par ailleurs à son attention sa proposition de constituer un pôle public du médicament, de la recherche à la distribution en passant par la production.

Retrouvez la proposition de loi pour la création d’un pôle public du médicament

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