Question au gouvernement sur le développement des écoles hors contrat labellisées « espérance banlieues »

M. Adrien Quatennens attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le développement d’écoles hors contrat labellisées « espérance banlieues ».

Aujourd’hui, les écoles hors contrat scolarisent moins de 1 % des enfants de 6 à 16 ans. Cependant, depuis la création de l’école pilote à Montfermeil en 2012, dix autres écoles « espérance banlieues » ont ouvert leurs portes, et une trentaine de projets serait à l’étude. Il s’interroge sur le bien fondé de la démarche pédagogique d’espérance banlieue.

En effet, aucun diplôme n’est requis pour enseigner dans ces écoles, ni même pour diriger les établissements. De par leur statut, elles ne sont pas obligées de suivre les programmes scolaires nationaux. Plusieurs sources concordantes, relayées dans la presse, décrivent une approche néocoloniale et dogmatique de l’enseignement, appliquée à des enfants souvent issus des quartiers populaires.

Si les écoles privées hors contrat possèdent une certaine autonomie quant aux enseignements qu’elles dispensent, elles doivent toutefois demeurer fidèles aux valeurs portées par la République. Il semble que des inspections aient été menées dans certaines écoles labellisées « espérance banlieues » par les services de l’éducation nationale.

Il souhaiterait donc connaître les résultats de ces investigations. Il suggère par ailleurs de conditionner toute nouvelle ouverture d’un établissement de ce type à la levée de tout doute quant à la conformité des enseignements qui y sont dispensés.

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