[Question au gouvernement] Placer les intérêts sanitaires et environnementaux avant ceux des fermes-usines

Monsieur Adrien Quatennens alerte monsieur le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la propagation des virus oncogènes provenant de l’élevage intensif.

Depuis plusieurs années les projets de fermes-usines se développent : plus d’une trentaine sont déjà concrétisés ou en étude avancée. Ces sites sont à l’image d’un système de production à bout de souffle : nocifs pour l’environnement et la biodiversité, dangereux pour la santé des populations locales, mauvais pour celle des consommateurs, injuste socialement en affaiblissant les petits producteurs et inhumains quant au traitement de l’animal. Ils connaissent partout une opposition résolue et légitime.

Les autorités ne semblent pourtant placer les intérêts environnementaux, sociaux, sanitaires et animaux que bien après ceux de l’industrie. A Lescout, par exemple, l’agrandissement d’une ferme-usine de plusieurs centaines de milliers de poules pondeuses a été autorisé en décembre 2019 malgré un taux anormalement élevé de cancers (leucémies et cancers des yeux) à proximité immédiate de la ferme-usine (moins de deux kilomètres).

Les dangers des virus oncogènes, notamment aviaires, sont connus. Les liens entre élevage intensif et augmentation du nombre de cancer sont établis. Santé publique France a produit une étude sur le cas précis de cette commune, mais qui ne répond pas aux inquiétudes de la population.

Dès lors, et à partir de ce cas précis, monsieur Quatennens interroge monsieur le ministre sur les décisions qu’il entend prendre pour placer la protection des populations, mais aussi de l’environnement et des productions extensives avant celle de l’industrie intensive.

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